Un neveu des plus serviables - Roger Carter

Mon blogue

Un neveu des plus serviables

Un neveu des plus serviables - Roger Carter

J’ai une collection d’objets insolites, que j’ai trouvés principalement chez des antiquaires, et mon neveu voulait faire un article à ce propos, qu’il publierait sur son blogue. Il prit de nombreuses photographies et il m’interrogea sur la provenance des pièces les plus bizarres de ma collection. J’ai détaillé, du mieux que je le pouvais, l’histoire qui se rattachait à chaque outil étrange, à chaque ustensile d’une extravagance poussée à l’extrême. Ce fut tout aussi intéressant pour lui que pour moi, car j’ai dû faire quelques recherches complémentaires, que j’avais toujours remises à plus tard, sur l’utilité de telle ou telle pièce de ma collection. J’ai même découvert que, en une dizaine d’années, certains artefacts, je peux les appeler de cette façon, car mes possessions pourraient, pour certaines, être exposées dans des musées, donc, certains artefacts avaient une valeur marchande qui avait été multipliée par dix.

Ce fut la même journée que j’eus un entretien avec le directeur d’une entreprise d’Installation ClĂ´ture. Il passa une heure. Pendant ce moment de pause, mon neveu commença à écrire le texte qu’il joindrait aux photographies. Je lui avais expressément demandé de ne pas me citer, ni de donner des indications sur ma résidence. Je préfère être discret. Il m’a assuré qu’il accéderait à ma demande, et il a tenu sa promesse. Nous avons continué à parler de ce sujet qui me passionne, puis il est parti, en fin d’après-midi, après avoir reçu un appel de sa mère, qui est ma belle-sœur. Elle avait un service à lui demander, qui était de déplacer une armoire en bois massif de sa chambre à sa salle de lavage.

Elle ne pouvait pas la démonter, les chevilles en fer étaient si vieilles, qu’elles avaient rouillé et ma belle-sœur craignait, si elle les enlevait de leur place actuelle, qu’elles ne puissent plus être remises. Ce fut une opération délicate et j’ai participé à sa mise en œuvre. J’ai tout de suite proposé de venir avec mon neveu pour déplacer le meuble, car je me doutais que, à eux deux, ils parviendraient difficilement à le bouger. Ce ne fut pas simple de passer la grande armoire par-dessus la balustrade. La faire basculer et la retenir, à l’aide de cordes d’escalade, a nécessité une force impressionnante. Nous n’étions pas venus seuls, Bernard avait accouru quand il avait entendu que nous venions chez Mylène. Mon voisin était dans sa cour et il a proposé de nous aider.